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Le jeûne est une pratique ancestrale qui consiste à priver le corps de nourriture sur une période plus ou moins longue. Jeûne intermittent, jeûne court ou prolongé, il existe plusieurs façons de jeûner. Amélioration du système immunitaire, renouvellement de la flore intestinale ou encore élimination des toxines, les bienfaits du jeûne ne sont plus à prouver. Cependant, c’est une pratique qui est susceptible de provoquer des symptômes désagréables et des effets secondaires liés à la purification de l’organisme. Quels sont les risques du jeûne ? Chez certaines personnes, plus à risque que d’autres, le jeûne peut être déconseillé. À qui s’adresse cette pratique ?
Le jeûne intermittent est une pratique simple à mettre en place. S’il s’agit de priver le corps de nourriture pendant une période très courte, il peut néanmoins y avoir certains risques.
Le jeûne intermittent consiste à alterner les périodes de prises alimentaires avec des périodes de privation de nourriture. Il en existe plusieurs formes :
Le jeûne intermittent est probablement le jeûne le plus simple à réaliser, car il s’intègre facilement au rythme de vie de chacun. Il peut être pratiqué à la maison, en fonction de vos objectifs et de vos besoins.
Le jeûne intermittent consiste à se priver de nourriture sur une période relativement courte. Normalement, elle ne doit pas dépasser 24 heures. Dans le corps, des mécanismes spécifiques se mettent en place dès les premières heures, afin de parer au manque de calories et continuer à fournir de l’énergie aux organes et aux muscles.
La glycogénolyse s’installe environ 12 heures après la dernière prise alimentaire et s’effectue au niveau du foie et des muscles. Au lieu de produire de l’insuline, le pancréas sécrète du glucagon, une hormone qui induit l’utilisation des sucres par les cellules. En parallèle, le corps produit de l’adrénaline. Ces deux réactions combinées favorisent la libération du glycogène hépatique pour aider l’organisme à lutter contre la privation de nourriture. Pour être assimilable, cette molécule est scindée en plusieurs morceaux : c’est la glycogénolyse.
La glycogénolyse permet de stabiliser la glycémie dans le corps. Cependant, cette première phase de jeûne peut se traduire par :
Pour maintenir ses capacités, l’organisme sécrète de l’adrénaline, une hormone associée au stress. En pratique, elle accélère le rythme cardiaque et peut être à l’origine de troubles du sommeil ou d’insomnies.
D’autres effets secondairesplus rares liés au jeûne peuvent se déclencher :
La pratique du jeûne intermittent présente de nombreux bienfaits. Cependant, elle est déconseillée aux personnes diabétiques qui suivent un traitement médicamenteux à base de metformine ou de sulfonylurées, au risque de subir une hypoglycémie sévère.
Chez les personnes âgées, le jeûne intermittent peut augmenter le risque de maladies cardiaques, d’arythmie (variabilité soudaine du rythme cardiaque) ou d’AVC (accident vasculaire cérébral). Enfin, le manque de sucre peut conduire à une perte d’équilibre ou à des vertiges, et accroître le risque de chutes et de fractures.
Pour finir, le jeûne intermittent est déconseillé aux jeunes enfants, aux femmes enceintes ou allaitantes. Dans tous les cas, il est vivement recommandé d’en discuter avec un professionnel de santé.
Le jeûne court met l’organisme au repos sur une période d’un à trois jours. Plus long que le jeûne intermittent, il comporte des risques à prendre en compte avant de se lancer.
Le jeûne court consiste à jeûner entre deux et trois jours. Seules les boissons à base d’eau (tisanes, infusions, eaux infusées) et les bouillons sont autorisés. Au bout de quelques jours, le corps se décharge naturellement de ses déchets et commence à puiser dans ses réserves. On parle d’autolyse, c’est-à-dire que les cellules lipidiques s’autodétruisent pour générer de l’énergie dans l’organisme. C’est une phase importante du jeûne, car c’est elle qui permet d’éliminer les mauvaises graisses, les protéines usées et les cellules susceptibles de devenir pathogènes.
Pendant un jeûne court, la néoglucogenèse se met progressivement en place afin de maintenir une activité physique et cérébrale normales. Cette réaction métabolique intervient après l’épuisement des réserves de glycogène hépatique. Elle favorise la transformation des acides aminés provenant des muscles et des acides gras stockés dans les graisses en glucose1. Elle peut durer entre 5 et 10 jours, en fonction de la durée observée.
La réalisation d’un jeûne court s’accompagne des mêmes symptômes que le jeûne intermittent, à savoir des sensations de faim, des brûlures d’estomac, de l’irritabilité, du stress, des difficultés de concentration et de la fatigue. Parce que le corps commence à puiser dans ses réserves graisseuses et musculaires, il est possible d’observer une perte de poids non négligeable.
Au bout de trois jours, la transformation des déchets métaboliques engendre la « crise d’acidose » ou « crise de détoxification ». En pratique, la libération des toxines dans le sang avant leur évacuation peut engendrer des symptômes désagréables. Si les effets varient d’une personne à une autre, ils se traduisent généralement par :
La crise d’acidose n’est pas systématique. Elle peut durer de quelques heures à quelques jours et témoigne du travail de purification effectué par le jeûne.
La pratique d’un jeûne court est contre-indiquée chez les personnes atteintes de troubles de la conduite alimentaire (TCA) ou étant en état d’amaigrissement, aux femmes enceintes ou allaitantes, aux personnes âgées et aux jeunes enfants.
Par ailleurs, les individus souffrants de dépendances (alcool, drogues, tabac, etc.), de diabète de type 1, d’ulcères de l’estomac, de cancer, de maladies auto-immunes et de dérèglement thyroïdien doivent impérativement être suivis par un professionnel de santé.
De plus en plus plébiscité, le jeûne prolongé ou hydrique est source de multiples bienfaits. Cependant, la privation de nourriture sur une période supérieure à trois jours n’est pas sans risque pour l’organisme !
Le jeûne prolongé ou jeûne hydrique est une pratique ancestrale qui consiste à priver l’organisme de nourriture sur une durée plus ou moins longue. On parle de jeûne « hydrique », car seules les boissons à base d’eau telles que les tisanes, les infusions ou les bouillons sont autorisées. L’eau favorise l’évacuation des déchets métaboliques.
La durée d’un jeûne hydrique dépend des objectifs et des besoins de chacun. Elle peut s’étendre de 24 heures à 21 jours. Généralement, la durée minimale pour commencer à bénéficier des bienfaits du jeûne hydrique est de trois jours. À ce stade, le corps commence à puiser dans ses réserves et à éliminer les toxines accumulées dans les organes et les tissus. Les organes émonctoires comme le foie et les intestins se nettoient.
Comme lors d’un jeûne court, l’organisme fait face au manque de nourriture grâce à la glycogénolyse (libération du glycogène hépatique) et à la néoglucogenèse (consommation des sucres stockés dans les muscles et les graisses). En parallèle, un troisième mécanisme se met en place : la cétogenèse. Généralement, cette phase s’installe progressivement à partir du 5ᵉ jour de jeûne. Pour limiter la fonte musculaire et préserver la mobilité du corps, l’organisme fabrique des « corps cétoniques » à partir des acides gras situés dans les cellules adipeuses2. Ainsi, la consommation des graisses s’enclenche sérieusement.
Cette réaction peut s’accompagner de la « crise d’acétone » résultant de la métabolisation des corps cétoniques. En effet, leur synthétisation libère de l’acétone dans le sang, ce qui peut provoquer des migraines, de la fatigue, des nausées ou des douleurs abdominales.
Après dix jours de privation de nourriture, l’état de l’organisme se stabilise. Néanmoins, lorsqu’elle s’étend au-delà de cinq à six semaines, le corps synthétise de nouveau le glucose à partir des graisses et des muscles. À ce stade, le jeûneur doit se réalimenter progressivement sous peine de voir ses organes vitaux se dégrader. Les risques encourus sont :
La glycogénolyse permet de stabiliser la glycémie dans le corps. Cependant, cette première phase de jeûne peut se traduire par :
Pour maintenir ses capacités, l’organisme sécrète de l’adrénaline, une hormone associée au stress. En pratique, elle accélère le rythme cardiaque et peut être à l’origine de troubles du sommeil ou d’insomnies.
D’autres effets secondaires plus rares liés au jeûne peuvent se déclencher :
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